Le gouvernement explore activement plusieurs leviers dans le cadre du projet de budget 2026 pour stimuler le pouvoir d’achat, incluant la défiscalisation des heures supplémentaires et des allégements fiscaux ciblés. Cependant, l’hypothèse qui intéresse le plus les entreprises est le possible rétablissement de la Prime Macron dans sa version initiale.

Ce retour en arrière viserait à restaurer les exonérations fiscales et sociales intégrales, qui avaient été supprimées lors de la transformation de la prime en Prime de Partage de la Valeur (PPV) en 2024.


Clarification et Attractivité Accrues pour les RH

Pour les départements des Ressources Humaines (RH), le rétablissement du régime simplifié de la Prime Macron créerait un levier puissant et lisible :

  • Plafonds de Versement : Les salariés pourraient toucher jusqu’à 3 000 euros nets de prime, et même 6 000 euros en cas de signature d’un accord d’intéressement. Ces montants sont déjà les plafonds actuels de la PPV.
  • Simplification des Exonérations : L’avantage principal réside dans l’exonération totale de cotisations et d’impôts pour tous les salariés, quel que soit leur niveau de rémunération ou la taille de leur entreprise.

Les règles actuelles de la PPV sont en effet plus restrictives, n’offrant une exonération totale que pour les salariés gagnant moins de trois SMIC, et uniquement dans les entreprises de moins de 50 salariés. Un retour à un régime universel améliorerait grandement la lisibilité et l’attractivité du dispositif pour tous les employeurs.


Un Outil Soutenu par le Patronat, Contesté par les Syndicats

Avec plus de cinq millions de salariés ayant perçu une PPV en 2023, l’importance de cette prime pour l’économie et les PME n’est plus à démontrer. L’instauration d’un cadre plus stable et plus généreux pour les versements en 2026 séduit une partie du patronat.

  • Patronat : Y voit un outil de fidélisation des collaborateurs efficace et surtout sans hausse durable des coûts salariaux pour l’entreprise.
  • Syndicats : Restent prudents, arguant que ces primes à caractère ponctuel ne peuvent en aucun cas se substituer à une revalorisation structurelle et pérenne des salaires.

La décision finale, attendue dans le projet de loi de finances 2026, marquera la direction choisie par le gouvernement entre simplification du dispositif et pérennité des revenus.