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CSE : L’obligation de l’employeur face à l’expertise

Le rôle central du CSE dans la protection des salariés

Le Comité Social et Économique (CSE) joue un rôle essentiel dans la représentation des salariés au sein de l’entreprise. Il intervient notamment lors des décisions stratégiques, économiques ou en matière de santé et de sécurité au travail. Pour mener à bien ses missions, le CSE a la possibilité de désigner un expert indépendant.

Selon une étude du ministère du Travail publiée en 2023, plus de 68 % des entreprises de plus de 50 salariés ont recours à une expertise CSE chaque année. Cela révèle l’importance grandissante de cet outil d’analyse au service des salariés.

Une obligation légale pour l’employeur

La nomination d’un expert par le CSE s’inscrit dans un cadre juridique précis, encadré par le Code du travail. L’article L2315-80 impose à l’employeur de transmettre toutes les informations nécessaires à l’accomplissement de la mission de l’expert.

Ces informations peuvent inclure :

  • Les états financiers de l’entreprise
  • Les projections budgétaires et investissements prévus
  • Les modifications de l’organisation interne
  • Les données liées à la santé, la sécurité et les conditions de travail

Sans ces éléments, l’expert ne peut fournir une évaluation rigoureuse et pertinente, ce qui compromet l’objectif de transparence et de dialogue social.

Dans quels cas le CSE peut-il désigner un expert ?

La loi prévoit plusieurs situations spécifiques où le recours à un expert est autorisé :

  • Consultation sur la situation économique et financière de l’entreprise
  • Projet de réorganisation ou de transformation significative
  • Plan de sauvegarde de l’emploi (PSE)
  • Évaluation des risques professionnels

Dans chacun de ces cas, l’expert choisi bénéficie d’un accès libre aux documents pertinents. Il peut également solliciter des entretiens avec les dirigeants ou les responsables RH.

Les conséquences d’un manquement de l’employeur

Refuser de transmettre les informations nécessaires à l’expert constitue un obstacle à l’exercice du droit syndical. Cela peut entraîner des conséquences lourdes pour l’employeur, telles que :

  • Des sanctions financières
  • Une annulation de consultation en cas de procédure judiciaire
  • Une dégradation du climat social au sein de l’entreprise

Dans un arrêt récent (Cour de Cassation, février 2023), une entreprise a été condamnée pour avoir retardé l’accès aux données financières, empêchant ainsi l’expert du CSE de remettre son rapport dans les délais.

L’importance de la transparence dans le dialogue social

Favoriser la confiance entre direction et représentants des salariés passe par un dialogue social ouvert et documenté. Fournir spontanément les informations nécessaires limite les tensions et facilite la mise en place de stratégies communes.

Des études de l’ANACT (Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail) montrent qu’une collaboration tripartite – employeur, CSE et expert – augmente la satisfaction des salariés et réduit les risques de conflit sociaux de plus de 23 %.

Quelques bonnes pratiques à adopter pour l’employeur :

  • Identifier le plus tôt possible les documents nécessaires
  • Préparer un calendrier de transmission des informations
  • Assurer un interlocuteur référent pour l’expert
  • Documenter chaque échange pour éviter les litiges

Comment garantir l’efficacité de l’expertise CSE ?

Pour être réellement utile, l’expertise CSE doit reposer sur un accès rapide, complet et structuré à l’information. Un environnement collaboratif, des outils numériques de partage (plateforme sécurisée, logiciels RH) ou encore la formation des représentants du personnel renforcent l’impact de ces analyses.

La jurisprudence encourage d’ailleurs les employeurs à initier un dialogue avec l’expert désigné pour préciser la portée de la mission et garantir sa réalisation dans les meilleures conditions.

L’évolution du cadre légal

Depuis les ordonnances Macron de 2017, la fusion des instances (CHSCT, CE, DP) en CSE a modifié les modalités d’expertise. Bien que certaines marges de manœuvre aient été réduites, le droit à l’expertise reste un levier précieux si les partenaires sociaux en comprennent les enjeux.

Des discussions sont en cours à l’Assemblée nationale pour renforcer les pouvoirs du CSE, notamment dans les entreprises de taille intermédiaire. De nouvelles obligations d’information pourraient voir le jour d’ici 2025.

Conclusion

Respecter l’obligation d’information envers les experts du CSE ne se résume pas à une simple exigence légale. C’est aussi un acte de bonne foi dans le dialogue social, gage de confiance et de performance collective de l’entreprise.

Employeurs et représentants du personnel ont tout à gagner à collaborer étroitement autour d’analyses objectives et documentées. Car au-delà des textes, c’est la qualité humaine des échanges qui fait la différence.

Comment cette obligation est-elle respectée dans votre entreprise ? N’hésitez pas à partager votre expérience ou poser vos questions en commentaire.

Comprendre la Réduction RGDU 2026 pour les entreprises

Qu’est-ce que la Réduction Générale Dégressive Unique (RGDU) ?

La Réduction Générale Dégressive Unique (RGDU) est une réforme majeure en matière de cotisations sociales, remplaçant officiellement la réduction Fillon à partir de 2026. Destinée aux employeurs du secteur privé, elle vise à simplifier les dispositifs de réduction des charges sociales tout en favorisant l’emploi.

Pourquoi ce changement en 2026 ?

Afin de renforcer la lisibilité des exonérations sociales et d’assurer une plus grande équité dans le traitement des entreprises, le gouvernement français a décidé de fusionner plusieurs dispositifs existants en un système unique, la RGDU.

Ce que contient notre dossier complet sur la RGDU 2026

Notre guide s’adresse principalement aux responsables RH, gestionnaires de paie, experts-comptables et employeurs soucieux de l’impact de ce changement. Il comprend :

  • Des fiches pratiques détaillant les conditions d’éligibilité et les calculs pas à pas.
  • Des études de cas concrets sur différents types de contrats et entreprises afin d’illustrer l’application de la RGDU.
  • Un outil de contrôle pour vérifier la bonne application de la réduction dans vos bulletins de paie.

Focus : Les différences entre la Réduction Fillon et la RGDU

Alors que la réduction Fillon se basait principalement sur la rémunération et le SMIC mensuel, la RGDU introduit une formule standardisée plus progressive et accessible à un plus grand nombre de situations contractuelles. Cela implique :

  • Une suppression de certains seuils spécifiques (comme temps partiel et contrats courts).
  • Une intégration plus fluide dans les logiciels de paie.

Impact sur le Bulletin de Paie

La RGDU affectera directement la manière dont les fiches de paie seront structurées. Il est impératif que les responsables paie maîtrisent la nouvelle formule de réduction.

Quand et comment se préparer ?

Bien que l’entrée en vigueur soit prévue pour janvier 2026, il est conseillé de :

  • Auditer les pratiques actuelles liées à la réduction Fillon.
  • Former les équipes RH et paie sur les nouveautés de la RGDU.
  • Mettre à jour les solutions de paie afin d’intégrer les nouvelles règles.

Cas pratiques : RGDU dans des situations concrètes

Nous proposons dans notre dossier des cas pratiques complets couvrant différents scénarios :

  • Salariés à temps partiel et en contrat d’apprentissage.
  • Travailleurs dans des secteurs subissant une baisse de cotisations spécifiques.

Chaque cas est illustré avec une simulation de fiche de paie et des explications pas à pas.

Comment utiliser notre outil de simulation et de contrôle ?

Un outil Excel interactif vous est fourni dans notre dossier pour tester vos propres scenarios. Cet outil vous permet d’entrer vos paramètres et de valider la conformité des calculs selon la réglementation à venir.

Conclusion : Pourquoi anticiper la RGDU 2026 dès maintenant ?

Anticiper la RGDU, c’est garantir une transition fluide et conforme dans votre gestion de la paie. La réforme est une opportunité de simplification mais exige une maîtrise technique et réglementaire.

📥 Téléchargez notre dossier complet sur la RGDU 2026 pour accéder à toutes les ressources pratiques et vous préparer efficacement !

Alcool au travail : obligations légales à connaître

Prévention de l’alcool au travail : un enjeu majeur pour les entreprises

Près de 20 % des accidents du travail graves seraient liés à une consommation excessive d’alcool selon l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS). Cette statistique souligne l’importance pour les employeurs de connaître et d’appliquer leurs obligations légales en matière de prévention des risques liés à l’alcool sur le lieu de travail.

Obligation de sécurité de l’employeur

L’article L.4121-1 du Code du travail impose à l’employeur d’assurer la santé et la sécurité de ses salariés. Cela implique des actions de prévention, d’information et de formation autour de l’alcool. Ne pas s’y conformer expose à des sanctions civiles et pénales en cas d’accident ou de litige.

La mission ne s’arrête pas aux équipements de protection : elle englobe aussi les comportements à risque comme la consommation d’alcool.

Consommation d’alcool sur le lieu de travail : ce que dit la loi

Le Code du travail (article R.4228-20) limite la consommation d’alcool à certains types de boissons (vin, bière, cidre, poiré) uniquement dans le cadre du règlement intérieur. L’introduction ou la consommation d’alcools forts est en règle générale interdite.

Mais l’entreprise peut aller plus loin en interdisant totalement la consommation d’alcool sur le lieu de travail. Cela doit figurer clairement dans le règlement intérieur qui, selon l’article L.1321-1, est obligatoire à partir de 50 salariés.

Intégrer l’interdiction d’alcool dans le règlement intérieur

1. Rédaction claire et motivée

  • Inscrire l’interdiction dans le cadre de la politique de prévention des risques
  • Justifier la mesure par la nature des activités ou les risques professionnels
  • Appliquer la règle à tous les salariés, sauf exception formalisée

2. Communication au personnel

Informer tous les collaborateurs de cette disposition par des moyens visibles : affichage, réunions de sensibilisation, livret d’accueil, etc.

Cas particuliers : les postes à risque et les contrôles d’alcoolémie

Dans certains secteurs, les conséquences d’un salarié alcoolisé peuvent être dramatiques : BTP, transport, industrie lourde… Dans ces cas :

  • Un contrôle d’alcoolémie peut être autorisé s’il est prévu dans le règlement intérieur
  • Il doit respecter les principes de proportionnalité, de nécessité et de non-discrimination
  • Le dépistage doit être réalisé par un supérieur hiérarchique ou le service médical

Le Conseil d’État a validé cette approche dans une décision de 2012, estimant qu’un éthylotest peut être légitime pour des postes dits « hypersensibles » à la sécurité.

Que faire en cas de salarié sous l’emprise de l’alcool ?

Lorsqu’un salarié semble en état d’ébriété sur le lieu de travail :

  • Isoler la personne en toute confidentialité
  • Évaluer le niveau de dangerosité de la situation
  • Si besoin, faire un test si cela est encadré légalement
  • Consigner les faits dans un rapport circonstancié

Des sanctions disciplinaires peuvent s’appliquer selon la gravité des faits : avertissement, mise à pied, voire licenciement en cas de faute grave.

La prévention avant tout : informer et sensibiliser

Au-delà de l’aspect répressif, il est essentiel de travailler sur le long terme. Les entreprises sont encouragées à :

  • Mettre en place des campagnes de prévention des conduites addictives
  • Prévoir un accompagnement psychologique avec des professionnels
  • Collaborer avec des structures comme les services de santé au travail
  • Former les managers à repérer les signaux faibles d’un salarié en difficulté

Une étude de la MILDECA (Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives) montre qu’environ 10% des salariés en France consomment de l’alcool au travail, parfois de manière régulière. Ce chiffre justifie un plan d’action structuré.

Le management comme levier de vigilance

Les managers sont en première ligne pour détecter les comportements à risque. Un climat de confiance, une écoute active et une proximité avec les équipes permettent de prévenir plutôt que d’avoir à sanctionner tardivement.

Encourager un dialogue ouvert sur la santé mentale et les dépendances peut désamorcer bien des situations.

Assurance, responsabilité et conséquences juridiques

En cas d’accident impliquant un salarié alcoolisé, la responsabilité de l’employeur peut être engagée s’il n’a pas mis en place les protections adéquates.

Les conséquences financières et en image pour l’employeur peuvent être lourdes :

  • Indemnisation de la victime
  • Amendes administratives ou pénales
  • Perte d’image et de confiance interne

Conclusion : une démarche préventive et humaine

Rappeler que la prise d’alcool au travail n’est pas seulement un enjeu réglementaire : elle touche à la sécurité, à la cohésion et à la performance de l’entreprise.

Chaque structure a intérêt à formaliser une politique claire, adaptée à ses spécificités et à l’environnement professionnel. Accompagner plutôt que sanctionner reste souvent plus efficace à long terme.

Et dans votre entreprise, quelle politique est mise en place face à l’alcool ? Partagez votre expérience en commentaire !

SMIC 2026 : Nouvelle revalorisation officielle au 1er janvier

Revalorisation du SMIC 2026 : Une hausse confirmée par décret

Le nouveau montant du SMIC, applicable à partir du 1er janvier 2026, a été officiellement validé le 18 décembre 2025 par un décret publié au Journal officiel. Cette revalorisation salariale annuelle intervient dans un contexte marqué par l’inflation et le coût de la vie en hausse. Elle concerne près de 2,4 millions de salariés en France, selon les chiffres du ministère du Travail.

Pourquoi une revalorisation du SMIC ?

Le Salaire Minimum Interprofessionnel de Croissance (SMIC) est réévalué chaque année selon deux critères principaux :

  • La hausse des prix à la consommation des ménages du premier quintile de revenu
  • La croissance des salaires horaires de base des ouvriers et employés

En 2025, l’inflation a atteint 4,3 % sur un an selon l’INSEE, ce qui a joué un rôle majeur dans la revalorisation automatique du SMIC. Cette évolution protège le pouvoir d’achat des salariés les plus modestes.

Quel est le nouveau montant du SMIC au 1er janvier 2026 ?

Selon le décret du 18 décembre 2025, le SMIC horaire brut passe de 11,65€ à 12,10€, soit une augmentation de 3,9 %. Cela correspond à :

  • SMIC mensuel brut (35h/semaine) : 1 834,40€
  • SMIC mensuel net : environ 1 460€

À noter que certains secteurs ou conventions collectives peuvent proposer une rémunération supérieure.

Les impacts de cette revalorisation

Pour les salariés

Cette hausse du SMIC permet de préserver le pouvoir d’achat face à l’augmentation continue des tarifs (alimentation, énergie, logement). C’est un levier clé dans la lutte contre la précarité.

Pour les employeurs

Les entreprises doivent ajuster les salaires de leurs employés gagnant le minimum légal. Cela peut entraîner :

  • Une hausse de la masse salariale
  • Des répercussions sur les échelles de rémunération internes

Cependant, des aides comme la réduction générale de cotisations patronales contribuent à atténuer ces effets.

Pour l’économie

Un SMIC plus élevé favorise la consommation des ménages et soutient la croissance. Mais s’il augmente plus vite que la productivité, il pourrait peser sur la compétitivité de certaines PME.

Historique des revalorisations depuis 2020

AnnéeSMIC horaire brut (€)SMIC mensuel brut (€)Taux d’augmentation
202010,151 539,42+1,2%
202110,251 554,58+0,98%
202210,571 603,12+5,7% (sur l’année)
202311,271 709,28+4,6%
202411,521 747,20+3,0%
202511,651 766,92+1,1%
202612,101 834,40+3,9%

Quels sont les effets attendus à moyen terme ?

Les économistes anticipent plusieurs évolutions :

  • Une réduction de l’écart salarial entre catégories d’emplois
  • Un impact potentiellement positif sur l’emploi peu qualifié, selon l’Observatoire Français des Conjonctures Economiques (OFCE)
  • Une hausse de la motivation des salariés et une diminution du turnover

Dans une étude BVA de 2024, 62 % des Français estiment que le SMIC devrait être révisé plus fréquemment que le rythme annuel actuel.

Comment tirer parti d’une hausse du SMIC ?

Cette revalorisation peut être l’occasion pour les foyers concernés de :

  • Améliorer leur capacité d’épargne
  • Bénéficier de aides sociales conditionnées au revenu (prime d’activité, APL)
  • Renégocier certains contrats ou réorganiser leur budget

Utiliser un comparateur bancaire tel que ComparateurBanque.com peut aider à optimiser la gestion financière.

Conclusion : Une étape clé pour le pouvoir d’achat

Le décret fixant la revalorisation du SMIC 2026 vient renforcer la politique de soutien au pouvoir d’achat en temps d’inflation. Un ajustement régulier qui devrait continuer à évoluer selon les tendances économiques futures.

Et vous, cette hausse du SMIC aura-t-elle un impact réel sur votre situation ? Laissez un commentaire pour partager votre point de vue !

Déclarer les heures sup et complémentaires en DSN

Les nouvelles règles de déclaration des heures majorées en DSN

À compter de 2027, la déclaration des heures supplémentaires et complémentaires dans la Déclaration Sociale Nominative (DSN) fera l’objet de nouvelles obligations réglementaires. Une évolution cruciale puisque près de 4 millions de salariés réalisent des heures supplémentaires ou complémentaires chaque année en France selon la DARES.

Cette réforme vise à améliorer la fiabilité des données sociales transmises aux organismes et permettre une meilleure prise en compte des droits des salariés. Voici comment adapter dès maintenant la gestion RH et paie pour anticiper ce changement.

Comprendre les heures supplémentaires et complémentaires

Heures supplémentaires : pour les salariés à temps plein

Ce sont les heures effectuées au-delà de la durée légale hebdomadaire de 35 heures ou au-delà du plafond fixé par convention. Elles donnent lieu à majoration salariale et ouverture de droits particuliers (retraite, assurance chômage).

Heures complémentaires : pour les salariés à temps partiel

Il s’agit des heures travaillées au-delà du contrat à temps partiel mais sous le seuil de 35 heures. Elles sont également soumises à majoration, généralement entre 10 % et 25 % selon les plafonds dépassés.

Vers une nouvelle structuration de la déclaration en DSN

Ce que dit la fiche DSN n°1975

La fiche technique DSN n°1975 publiée par le GIP-MDS précise les modalités qui seront effectives dès 2027. Elle introduit une distinction précise selon la nature des heures majorées :

  • Heures structurelles : intégrées de manière récurrente au contrat et considérées comme partie du temps de travail habituel.
  • Heures aléatoires : accomplies en réponse à un besoin ponctuel, non prévisible ou occasionnel.
  • Heures dans le cadre d’aménagement du temps Travail : notamment l’annualisation et le temps partiel modulé.

Cette classification impacte directement les codes de déclaration en DSN pour garantir l’identification correcte des heures majorées, leur traitement fiscal et social.

Pourquoi cette évolution réglementaire ?

L’objectif majeur est de fiabiliser les données transmises pour :

  • Assurer les bons calculs de cotisations sociales (URSSAF, retraite, etc.)
  • Permettre une meilleure traçabilité des heures travaillées
  • Garantir les droits rattachés aux heures majorées, notamment pour le calcul de l’assurance chômage et de la retraite.

Selon la Cour des comptes, les erreurs de déclaration coûtent chaque année plus de 2,5 milliards d’euros à la sécurité sociale. La mise en conformité avec la nouvelle norme DSN permettra donc également de réduire ce déficit.

Comment se préparer à la déclaration 2027 ?

Adapter le logiciel de paie

Les éditeurs de logiciels doivent intégrer les nouveaux codes de rattachement selon la nature des heures. Une mise à jour technique sera nécessaire pour assurer la conformité à la DSN phase 4 prévue en 2027.

Former les équipes RH

Il est essentiel de sensibiliser les gestionnaires de paie à la nouvelle logique de distinction (structurelle vs aléatoire). Ils devront savoir catégoriser correctement chaque heure majorée selon sa nature effective.

Consulter les textes officiels

Suivre l’évolution des consignes diffusées par le GIP-MDS et la plateforme net-entreprises.fr, principale source d’information en matière de DSN. La fiche DSN 1975 reste la base actuelle.

Auditer la gestion actuelle

Faire un état des lieux des process internes permet de détecter les écarts entre la réalité et les nouvelles obligations. C’est une étape clé pour anticiper les correctifs à opérer.

Quelles conséquences pour les salariés ?

Un encadrement plus précis des heures majorées garantit :

  • Un report exact sur les bulletins de paie
  • Une meilleure couverture sociale (cotisations retraite complémentaire, assurance chômage)
  • Une plus grande transparence pour le salarié, qui visualise les heures réellement effectuées et rémunérées.

Pour les employeurs, c’est aussi une manière d’éviter les redressements URSSAF et les contentieux liés à un mauvais traitement déclaratif.

Exemples concrets d’application

Cas 1 : Salarié à temps plein – heures structurelles

Un salarié effectue 3 heures majorées chaque semaine selon son contrat. Ces heures sont structurelles. Elles doivent être intégrées dans sa base mensuelle de paie avec le code DSN approprié.

Cas 2 : Employé à temps partiel – heures complémentaires ponctuelles

Une caissière embauchée 25h travaille 6h de plus exceptionnellement en décembre. Ces heures complémentaires doivent être déclarées comme aléatoires, avec la majoration adéquate.

Cas 3 : Annualisation du temps de travail

Un salarié en modulation travaille plus en période de forte activité. L’employeur doit mensualiser sa déclaration selon les règles d’annualisation, tout en précisant les heures majorées distinctement.

Enjeux sociaux-fiscaux : ne pas sous-estimer l’impact

Les heures supplémentaires et complémentaires sont soumises à :

  • Cotisations sociales
  • Contributions fiscales
  • Exonérations ou allègements (loi TEPA, réduction Fillon…)

Une déclaration erronée peut entraîner la perte d’avantages pour le salarié, mais aussi des sanctions pour l’entreprise. Mieux vaut anticiper dès aujourd’hui.

Un calendrier à suivre de près

Bien que l’entrée en vigueur ne soit prévue qu’en janvier 2027, la période actuelle permet d’adapter progressivement les processus. Le GIP-MDS publiera d’autres versions de la fiche DSN à venir, en lien avec le calendrier DSN phase 4.

Conclusion : Garder le cap vers 2027

La nouvelle obligation de déclarer précisément les heures supplémentaires et complémentaires dans la DSN représente une avancée vers plus de fiabilité et de transparence pour les droits sociaux. Elle nécessite cependant une rigueur accrue dans la gestion de la paie et une adaptation des outils numériques.

Quelles sont les difficultés rencontrées dans le traitement des heures majorées dans votre entreprise ? Partagez vos retours d’expérience dans les commentaires !

Prisma Media supprime 240 postes avant Noël

Un plan social majeur secoue Prisma Media

Quelques jours avant Noël, Prisma Media a surpris ses salariés en annonçant un plan social. Jusqu’à 240 postes sont menacés, soit près d’un tiers des effectifs. Ce groupe de presse, pilier de l’édition avec des titres phares comme Femme Actuelle, Voici ou Télé-Loisirs, traverse une phase de transformation radicale.

Racheté en 2021 par Vivendi, empire médiatique tenu par Vincent Bolloré, Prisma Media est désormais au cœur d’une logique de rationalisation. Cette restructuration alimente de vives tensions sociales et suscite des craintes sur l’avenir éditorial des médias populaires.

Les raisons du plan social : une stratégie questionnée

Le plan de départ annoncé touche aussi bien les journalistes que les fonctions supports : techniques, commerciales ou administratives. Selon la direction, cette décision s’inscrit dans un projet de « transformation stratégique » pour adapter le groupe aux nouveaux usages numériques.

Mais les syndicats dénoncent une approche purement financière. D’après eux, la priorité est de réduire les coûts plutôt que d’investir dans les contenus de qualité. Cette stratégie est particulièrement marquée depuis la prise en main par Vivendi, acteur connu pour centraliser ses lignes éditoriales.

Les chiffres qui inquiètent

  • 240 postes supprimés sur environ 750 salariés
  • 1 salarié sur 3 concerné
  • Impact sur plus de 30 ans de savoir-faire éditorial

Ce plan pourrait aussi entraîner la fermeture ou la fusion de certaines rédactions. Une perte d’expertise est redoutée dans un moment clef où l’information de qualité est vitale et où les Français privilégient encore la presse papier et numérique pour s’informer.

Un climat social tendu et une réaction unanime des syndicats

Les instances représentatives du personnel ont aussitôt réagi. Une série de grèves et de manifestations est déjà en cours. Les organisations syndicales réclament une transparence accrue sur les raisons économiques réelles et des garanties sur les reconversions proposées.

« Ne sacrifions pas la presse populaire sur l’autel de la rentabilité », a déclaré un représentant du syndicat SNJ-CGT. Une déclaration qui résume l’inquiétude générale face à une gestion de plus en plus orientée vers les résultats à court terme.

Ce que disent les experts

Selon une étude du cabinet EY publiée en 2023, 72 % des plans sociaux dans les médias ont été suivis d’une baisse d’audience dans les 12 mois suivants. Des données qui rappellent que comprimer les coûts sans plan clair d’investissement éditorial peut s’avérer contre-productif.

L’expert en stratégies numériques, Jean-Baptiste Diebold, rappelle : « Le lectorat ne reste fidèle que si on lui propose du contenu fort, diversifié, original. » La valeur du capital humain dans un média ne doit jamais être négligée.

Quel avenir pour les titres phares comme Femme Actuelle ou Voici ?

Prisma Media a été historiquement un champion de la presse grand public. Des magazines comme Capital, Gala, Géo ou Femme Actuelle touchent chaque semaine plusieurs millions de lecteurs. En 2022, plus de 18 millions de Français consultaient les publications de Prisma.

La crainte est aujourd’hui que ces marques médias perdent leur diversité éditoriale ou soient transformées en portails purement numériques, avec moins de rigueur journalistique, au profit du contenu automatisé ou promotionnel.

Les enjeux pour l’écosystème médiatique français

Cette décision n’est pas isolée. Elle s’inscrit dans un contexte plus large où les médias généralistes, même populaires, doivent revoir leur modèle économique. Sous pression face à la chute des recettes publicitaires et à la concurrence des réseaux sociaux, les groupes de presse cherchent des leviers d’optimisation.

Les conséquences possibles à long terme :

  • Uniformisation des contenus
  • Perte de pluralisme éditorial
  • Moindre diversité en presse féminine et people
  • Perte de confiance des lecteurs

Sans stratégie équilibrée, la transition numérique risque de se faire aux dépens de l’expertise humaine et du journalisme de proximité.

Mobilisation et alternatives possibles

Des alternatives sont envisageables. Le dialogue social peut encore permettre de construire un plan d’adaptation responsable, fondé sur des formations, des transitions internes ou des dispositifs de reconversion financés.

Les investisseurs pourraient aussi repenser leur approche : au lieu de chercher davantage de profit immédiat, privilégier une vision à long terme pourrait préserver le rôle essentiel de la presse généraliste dans la démocratie.

Conclusion : entre inquiétudes et espoirs

Le plan social annoncé chez Prisma Media est un signal fort, symptomatique de l’évolution du secteur médiatique. Alors que le numérique impose son rythme, la qualité éditoriale ne doit pas être sacrifiée. Les lecteurs, nombreux et fidèles, attendent des rédactions exigeantes, diversifiées et humaines.

Quel avenir pour la presse populaire en France ? Ce plan social chez Prisma Media est-il le symptôme d’une mutation ou d’une crise ? Partagez vos avis en commentaire.

Réduction Fillon RGDU 2026 : Qui peut en bénéficier ?

Introduction à la Réduction Fillon RGDU

La réduction Fillon RGDU concerne un allègement de charges patronales accordé aux employeurs sous certaines conditions. Prévue pour l’année 2026, elle s’applique dans le cadre du Régime Général des Déclarations Unifiées (RGDU). Cet article vous guide pour comprendre qui est éligible à cette réduction et comment en bénéficier.

Qu’est-ce que la réduction Fillon RGDU ?

Il s’agit d’une réduction des cotisations sociales patronales, permettant aux employeurs de réduire le coût du travail pour les salariés dont la rémunération est inférieure à un certain seuil. Cette réduction bénéficie principalement aux entreprises du secteur privé soumises au régime général de la Sécurité sociale.

Objectif principal

  • Alléger les coûts liés à l’embauche de salariés à faibles et moyens revenus.
  • Favoriser l’emploi durable dans les entreprises françaises.

Qui peut prétendre à la réduction Fillon RGDU en 2026 ?

Les entreprises éligibles doivent remplir certaines conditions spécifiques pour appliquer cette réduction sur la fiche de paie de leurs employés.

Conditions pour les employeurs

  • Être affiliés au régime général de la Sécurité sociale (hors régimes spéciaux).
  • Appliquer les déclarations via la DSN (Déclaration Sociale Nominative).
  • Respecter des délais de déclaration conformes aux règles fiscales et sociales.

Salariés concernés

  • Salariés en CDI ou CDD relevant du droit du travail français.
  • Rémunération inférieure à 1,6 fois le SMIC (Salaire Minimum Interprofessionnel de Croissance).
  • Exclusion des stagiaires et des apprentis dans certains cas particuliers.

Calcul de la réduction Fillon RGDU

Le montant de la réduction dépend du salaire brut versé au salarié. Un coefficient dégressif s’applique selon que la rémunération se rapproche de 1,6 x SMIC. Le calcul est intégré dans la fiche de paie via le logiciel de paie et déclaré en DSN.

Formule théorique de calcul :

Réduction = Rémunération brute x coefficient de réduction

Le coefficient est ajusté automatiquement par les systèmes de paie homologués.

Avantages pour les entreprises

La réduction Fillon RGDU présente des avantages financiers et administratifs :

  • Réduction significative des cotisations patronales.
  • Allègement de la gestion RH grâce à l’intégration dans les outils de paie.
  • Optimisation des coûts salariaux dans un cadre légal sécurisé.

Points d’attention pour 2026

Pour préparer l’année 2026, il est essentiel d’anticiper :

  • Les mises à jour des logiciels de paie avec les bons paramètres.
  • Les éventuelles évolutions du SMIC ou du mode de calcul de la réduction.
  • Les contrôles de conformité des déclarations sociales.

Documents à conserver

En cas de contrôle URSSAF, les employeurs devront être en mesure de justifier :

  • Les bulletins de paie concernés.
  • Les justificatifs de déclaration via DSN.
  • Les données de calcul de la réduction RGDU.

Conclusion

La réduction Fillon RGDU 2026 représente une opportunité stratégique pour les entreprises souhaitant contenir leurs charges sociales tout en respectant leurs obligations légales. Entrepreneurs, DRH ou gestionnaires de paie, anticipez dès aujourd’hui pour bénéficier pleinement de ce dispositif.

Besoin d’aide pour implémenter cette réduction ? Contactez nos experts en paie et fiscalité pour un accompagnement personnalisé.

Comprendre la Réduction RGDU 2026 pour les entreprises

Qu’est-ce que la Réduction Générale Dégressive Unique (RGDU) ?

La Réduction Générale Dégressive Unique (RGDU) est une réforme majeure en matière de cotisations sociales, remplaçant officiellement la réduction Fillon à partir de 2026. Destinée aux employeurs du secteur privé, elle vise à simplifier les dispositifs de réduction des charges sociales tout en favorisant l’emploi.

Pourquoi ce changement en 2026 ?

Afin de renforcer la lisibilité des exonérations sociales et d’assurer une plus grande équité dans le traitement des entreprises, le gouvernement français a décidé de fusionner plusieurs dispositifs existants en un système unique, la RGDU.

Ce que contient notre dossier complet sur la RGDU 2026

Notre guide s’adresse principalement aux responsables RH, gestionnaires de paie, experts-comptables et employeurs soucieux de l’impact de ce changement. Il comprend :

  • Des fiches pratiques détaillant les conditions d’éligibilité et les calculs pas à pas.
  • Des études de cas concrets sur différents types de contrats et entreprises afin d’illustrer l’application de la RGDU.
  • Un outil de contrôle pour vérifier la bonne application de la réduction dans vos bulletins de paie.

Focus : Les différences entre la Réduction Fillon et la RGDU

Alors que la réduction Fillon se basait principalement sur la rémunération et le SMIC mensuel, la RGDU introduit une formule standardisée plus progressive et accessible à un plus grand nombre de situations contractuelles. Cela implique :

  • Une suppression de certains seuils spécifiques (comme temps partiel et contrats courts).
  • Une intégration plus fluide dans les logiciels de paie.

Impact sur le Bulletin de Paie

La RGDU affectera directement la manière dont les fiches de paie seront structurées. Il est impératif que les responsables paie maîtrisent la nouvelle formule de réduction.

Quand et comment se préparer ?

Bien que l’entrée en vigueur soit prévue pour janvier 2026, il est conseillé de :

  • Auditer les pratiques actuelles liées à la réduction Fillon.
  • Former les équipes RH et paie sur les nouveautés de la RGDU.
  • Mettre à jour les solutions de paie afin d’intégrer les nouvelles règles.

Cas pratiques : RGDU dans des situations concrètes

Nous proposons dans notre dossier des cas pratiques complets couvrant différents scénarios :

  • Salariés à temps partiel et en contrat d’apprentissage.
  • Travailleurs dans des secteurs subissant une baisse de cotisations spécifiques.

Chaque cas est illustré avec une simulation de fiche de paie et des explications pas à pas.

Comment utiliser notre outil de simulation et de contrôle ?

Un outil Excel interactif vous est fourni dans notre dossier pour tester vos propres scenarios. Cet outil vous permet d’entrer vos paramètres et de valider la conformité des calculs selon la réglementation à venir.

Conclusion : Pourquoi anticiper la RGDU 2026 dès maintenant ?

Anticiper la RGDU, c’est garantir une transition fluide et conforme dans votre gestion de la paie. La réforme est une opportunité de simplification mais exige une maîtrise technique et réglementaire.

📥 Téléchargez notre dossier complet sur la RGDU 2026 pour accéder à toutes les ressources pratiques et vous préparer efficacement !

L’Assurance maladie contrôle les arrêts via visioconférence

Une révolution numérique dans le contrôle des arrêts de travail

Depuis le 25 novembre 2025, l’Assurance maladie a annoncé la généralisation du contrôle des arrêts de travail à distance par visioconférence. Cette nouvelle méthode marque un tournant majeur dans la digitalisation des services publics, notamment dans le domaine de la santé et du droit du travail en France.

Qu’est-ce que le télécontrôle des arrêts de travail ?

Le télécontrôle permet de vérifier la légitimité d’un arrêt de travail sans déplacement physique, via un entretien en visioconférence entre un médecin conseil et l’assuré. Jusqu’à présent, les contrôles étaient parfois réalisés en présentiel ou via courrier, ce qui pouvait prendre du temps et entraîner des désaccords administratifs.

Objectifs de cette mesure

  • Accélérer les délais de contrôle
  • Réduire les coûts logistiques et humains
  • Renforcer la lutte contre les arrêts de travail injustifiés
  • Moderniser les services de l’Assurance maladie

Quels impacts pour les assurés ?

Pour les travailleurs, cette réforme change significativement la façon dont un congé maladie peut être contesté ou validé. Dorénavant, si l’Assurance maladie décide de vous contrôler, vous recevrez une convocation à une visioconférence avec un médecin-conseil.

Points positifs

  • Processus plus rapide et moins intrusif
  • Moins de déplacements pour les assurés
  • Suivi simplifié pour les soins de longue durée

Inquiétudes soulevées

  • Crainte d’un contrôle abusif ou automatisé
  • Problèmes de confidentialité et de sécurité des données
  • Inégalités d’accès pour les populations âgées ou sans maîtrise du numérique

Pour pallier ces risques, l’Assurance maladie assure que les données sont protégées et que les patients dans l’incapacité d’utiliser la visioconférence bénéficieront d’une alternative humaine.

Réactions des acteurs concernés

Les syndicats de salariés et certaines organisations de défense des droits sociaux ont exprimé leurs réserves. Ils pointent un possible resserrement du contrôle médical au détriment des droits des travailleurs.

De leur côté, les employeurs et certaines mutuelles saluent une mesure visant à réduire l’absentéisme injustifié et à mieux cibler les cas problématiques.

Quels changements pour les médecins ?

Les professionnels de santé devront composer avec une intervention accrue des médecins-conseils dans la validation ou le rejet d’un arrêt. Cela pourrait potentiellement créer des tensions administratives et remettre en question l’avis médical initial.

Un outil au service de l’efficience… mais à surveiller

La généralisation du télécontrôle illustre la volonté de l’État de rendre les services plus efficaces. Néanmoins, une attention particulière devra être portée au respect des droits des travailleurs malades et à éviter les effets délétères comme la pression au retour prématuré en poste.

Que faire si vous êtes convoqué à un télécontrôle ?

  • Lire attentivement la convocation reçue
  • Préparer vos documents médicaux justificatifs
  • Se connecter en temps et en heure à la visioconférence
  • En cas d’impossibilité, demander une solution alternative

Conclusion

Le contrôle des arrêts de travail par visioconférence représente une avancée logistique majeure mais aussi un débat d’équilibre entre efficacité administrative et respect des droits individuels. Cette mesure, bien qu’encadrée, oblige chaque partie — patient, médecin et administration — à repenser ses responsabilités.

➡️ Restez informés ! Pour ne pas subir cette évolution, assurez-vous d’être bien préparés à ces nouveaux formats de contrôle. Abonnez-vous à notre newsletter pour suivre les prochaines réformes sociales et santé !

Congé Parental 2025 : Sacrifice salaire pour les hommes?

Congé Parental 2025 : Révolution des Attentes, Rémunération et Enjeux RH

Le congé parental 2025 n’est plus une simple parenthèse familiale en France, mais un véritable marqueur de l’engagement social des entreprises. Les salariés le considèrent désormais comme un indicateur d’équilibre, d’équité et de l’authenticité de la culture d’entreprise.

Un Changement Culturel Marqué par le Genre

L’enquête d’Owl Labs met en lumière une mutation des attentes vis-à-vis de ce dispositif, avec des nuances importantes entre les genres :

  • Les Femmes : Priorité à la Flexibilité et la Sécurité. Elles sont 82 % à juger la flexibilité indispensable pour bâtir un équilibre solide entre carrière et famille. Leur attention reste fortement orientée vers la stabilité de l’emploi et la sécurité financière.
  • Les Hommes : Quête de Sens et Engagement Accru. Leur demande de flexibilité atteint 75 %, mais l’attente principale est nouvelle : ils veulent s’impliquer plus concrètement dans le quotidien familial et donner plus de sens à leur rôle parental.

La Rémunération : Le Nouveau Facteur Décisif

L’aspect financier est devenu un pivot central, notamment pour les pères.

Plus d’un homme sur deux se dit prêt à revoir son salaire pour bénéficier d’un congé parental mieux indemnisé.

Ce chiffre est un tournant : il signale que la paternité est un engagement désormais assumé, pour lequel les hommes sont prêts à faire un compromis professionnel. Ces écarts soulignent l’urgence d’aligner les dispositifs pour que le congé parental devienne un réel outil d’égalité professionnelle.

Un Défi pour les RH : Faire du Congé un Avantage

Cette recomposition des attentes place les départements des Ressources Humaines face à un double défi :

  1. Ajuster les Pratiques : Les entreprises ne peuvent plus se contenter du minimum légal. Elles doivent clarifier et bonifier leurs dispositifs d’indemnisation et de flexibilité.
  2. Valoriser la Parentalité : Ce qui était perçu comme un « frein » de carrière doit être reconsidéré comme une preuve de maturité sociale et un élément positif de l’expérience collaborateur.

En 2025, le congé parental est la nouvelle pierre de touche de l’attractivité et de la marque employeur.